Crise d’eczéma … existentielle

Au juste, c’est quoi une crise ? On a entendu parler de la crise des enfants de trois ans avec leurs mots dominants (moi-je-non) ; de la fameuse crise d’adolescence, de la crise d’adulte (ah les 30 ans), de la crise de la quarantaine, la crise de la cinquantaine, etc. L’adversité personnelle touche n’importe qui. Elle peut survenir à plusieurs moments au cours d’une vie et exprime simplement que c’est le temps de changer quelque chose dans notre vie, pour son avenir.

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Colère, tristesse, manque de contrôle, rage et remise en question 
De la crise d’identité au changement d’une vie nouvelle.

Dans le champ médical, il est définit ainsi : brusques manifestations, malaises brutales, périodes difficiles, situations préoccuppantes ou phases d’incertitudes. Dans le champ psychologique, le 2e sens du mot est jugement/décision.

Et son intérêt vient de là. Voici ces synoymes : moment charnière, faire un choix où tout doit se décider, le maintenant ou jamais, la douleur  vs l’opportunité, ou une opportunité vécu dans la douleur.

  • Les épisodes de tensions apparaissent en tant qu’étapes du processus d’évolution d’une personne.
  • Si tu penses être dans une crise je t’invite à cliquer sur le lien pour le test 20 signes indiquants que tu traverse une crise

Ma crise à moi, c’est l’eczéma que je fais depuis plus de 9 ans. C’est une affection cutanée qui est sans aucun doute un modèle psychosomatique. En d’autres termes, il évoque une participation psychologique totale ou partielle de l’appartion ou de l’évolution des symptômes.

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Un récente crise aiguë. L’eczéma est la maladie de peau la plus fréquente

Une dépression, un état de stress ou une angoisse peut avoir une incidence sur le corps et qui entraîne une accentuation des signes physiques. L’éruption que j’ai eu s’est produite après un choc traumatique : mon entrée à l’Université.

En me mettant de la pression car je voulais réussir cet accomplissement. La transition académique a été des plus chaotique. Ce facteur a bouleversé profondément mon environnement. 

Dans mon for intérieur, je me croyais incapable d’être à la hauteur de mes attentes. Étant trop perfectionniste! Ce cheminement me forcer à m’ajuster sur les plans hormonaux, physiologiques et psychiques. 

La peau (souvent oublié) est pourtant le 2e plus gros et plus lourd organe du corps humain. Il est avant tout ce qui s’offre au regard. Cette enveloppe extérieure corporelle entre dans le domaine de la douleur et de la maladie.

Photo by Karina Vorozheeva
Photo par Karina Vorozheeva

Quelques unes de ses indices sont les irritations, les brûlures et les démangeaisons. Et lorsque ça pique, on va vouloir se gratter pour nous soulager. Le risque est que l’on empire la propagation du cercle vicieux de la maladie.

Les allergènes (nickel, chrome, cobalt, fragrance, formaldéhyde) présents dans l’environnement peuvent contribuer à une dermatite de contact. Mais pour moi, ce n’était pas mon cas.

L’hypothèse que j’ai de sa provocation, est une convergence des expériences pénibles vécues dans ma jeunesse, d’une hypersensiblité affective déjà présente, d’un tempérament impulsif et d’un milieu parental d’instabilité.

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Photo par Milada Vigerova

L’accumulation d’un bagage de stress, depuis le jeune âge a finit par me léguer une dermatose qui est devenu récurrente lorsque j’ai effectuer le retour aux études. Trop de choses insurmontables à gérer en même temps.

Soigner c’est expliquer, guérir c’est comprendre (Dr. J Murphy)

Distorsion de la réalité et dommages collatéraux 

Le duo infernal : mon diagnostic en dermatologie à 25 ans et mon diagnostic en psychiatrie à 27 ans. Ces maladies qui ont évolués parallèlement ont provoquer d’autres situations problématiques et conflictuelles.

En quelque sorte, c’était ces 2 troubles ont été mes crises d‘adulte, précoce. Donc garder le moral et ne pas avoir de sautes d’humeurs n’étaient pas du tout évident. Chaque fois que les tribulations revenaient à ma charge : je voyais les choses encore PIRES.

Cet état médiocre et lamentable avait une emprise sur moi. Mes démons. Je devenais encore plus complexé, plus  hystérique et bien plus victime. Ma perception et ma définition de moi et ma vie étaient en fait biaisées.

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La crise touche aussi les hommes.

Une incertitude persistante, une mélancolie excessive, un découragement une tristesse et une exaspération généralisée que je n’arrivais pas à expliquer et qui me faisait vachement mal !

Puis, certaines notions philosophiques et orientales, notamment le bouddhisme ont captés un peu mon attention, particulièrement la méditation. Je pensais enfin avoir trouver le remède miracle pour mes doutes et incessantes inquiétudes

Sauf que j’avais de l’hésitation. Je n’arrivais pas à les mettre en pratique. Je craignais que ces doctrines me  »brainwasheraient ». Parce que je tenais à préserver une de mes valeurs qui était le libre-arbitre. Et aucun geste concret n’a aboutit.

Causé par d’anciennes blessures, je préférais la solitude et me retirer du monde. Je n’avais pas confiance en quiconque. Mon TPL (trouble personnalité limite) était sévère dans la catégorie antisociale.

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Photo, Joe Robbles

Il fallait désormais me défaire de mes canismes de défenses pour démystifier ces fausses croyances et ces pensées négatives. C’était nécessaire de m’en libérer sans plus attendre :

Ma détresse émotionnelle s’amplifiait en chronicité, en fréquence et en intensité

J’éprouvais des difficultés à me décrire ; l’image de moi que j’avais était fluctuante. Je pouvais passer de l’irritabilité à de la joie. Cela durait plusieurs heures, rarement plusieurs jours. Contrairement au trouble bipolaire.

Pendant longtemps j’étais réputée d’être perdue et j’égarais toujours mes effets personnels. L’instabilité financière et émotionnelle ont été les lots de ma vie. Or, tranquillement, je remarqua un changement.

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Montage Kim Danh via Canva

Avec du recul, ce vide ressenti me propulsa dans une chute du cycle d‘autodestruction. Pour ensuite me diriger dans un mouvement intérieur, du recentrage de mes besoins essentielles. 

Mon hyperémotivité/hypersensibilité n’était plus un défaut.

J’ai découvert une envie en moi (insoupçonnée) d’en savoir davantage sur les aspect de la spiritualité. Elle m’a faite voir ma différence comme d’une richesse. Je me suis donné la permission d’une restauration de me sentir bien.

 » Je m’aimais inconditionnellement  »

Pour connaître le bonheur, il faut avoir connu la tristesse. Pour apprécier le silence, il faut avoir entendu le bruit – Inconnu

Finalement, j’ai eu une ouverture, me suis mise à être plus curieuse et à voir la lumière au bout du tunnel. La psychothérapie me procura un soulagement à court terme. Je voulais quelque chose de différent, je voulais plus de spiritualité

C’est une destination incontournable si l’on veut composer avec le stress de la vie.

Ma réalité :  la crise est le combat d’une vie

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Trouver un sens à la douleur.  La crise n’arrive jamais pour rien.

Je suggère de ne pas ignorer la crise et de prêter attention à nos agitations. Cela veut dire d’admettre et de reconnaître la situation dans laquelles on est en allant la voir de près et de prendre ses responsabilités

Et ne pas se gaver de médicaments pour oublier (cela ne fait que retarder le moment du débordement de la crise).

Il y aura bien sûr de la résistance sur le fait de lâcher ce qu’on connais. Il faut se saisir de cette opportunité pour s’interroger réellement sur ce qu’il dit dnos manques et de nos nouvelles exigences.

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Prendre soin de soi, c’est envisager la révolution de soi, Photo : Miguel Bruna

Une « bonne » crise nous pousse à un devoir de changement. D’une faculté d’avoir une meilleure connaissance de soi, d’une acquisition d’une conscience et de l’influence des événements et des objets de notre environnement.

LA CRISE EXISTENTIELLE EXISTE pour nous faire entendre une voix intérieure qui aimerait nous faire atteindre notre voie ultime. Pour avancer autrement pour garder la foi qu’il est possible d’avoir une vie plus épanouie.

*************************************************************************************D’autres articles sur les même sujets qui pourraient t’intéresser :
Crise Changement et Spiritualité
La bienfaisance spirituelle
La face cachée de la crise

kc1155
kc1155 chronique

Sources
– classique.uqac.caatlas-dermato.org/eczema
– fr.wikipedia.org
– fondation-dermatite-atopique.org
– cairn.info
– sante-medecine.journaldesfemmes.fr
– l’internaute.com
– psychologies.com/la crise une occasion de changer
– équilibre, mieux-être, espoir, pouvoir, soutien, constance, stratégies (centre de traitement Le Faubourg St-Jean)
– alphabem.qc.ca
– courrierinternational.com (article/le-plus-grand-organe-du-corps-humain-vient-detre-decouvert)

 

 

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